Technologies Essilor : histoire et enjeux B2B opticiens

Depuis plus de 70 ans, Essilor marque l’histoire du verre ophtalmique moderne. Pour un opticien ou un magasin d’optique en Afrique francophone, suivre l’évolution de ces technologies depuis les années 1950 n’est pas qu’une question de culture générale : c’est un véritable levier business.

Mieux comprendre Essilor, c’est pouvoir :
– mieux positionner votre propre offre,
– argumenter face Ă  des presbytes de plus en plus informĂ©s,
– comparer de façon structurĂ©e avec d’autres fabricants, dont Verrexperts.

Dans cette analyse, nous retraçons les grandes étapes de cette évolution, mettons en lumière les apports technologiques clés et proposons une lecture résolument B2B pour nourrir votre stratégie en magasin.

## 1. Contexte historique : des premiers progressifs à l’ère digitale

### 1.1. Essilor, héritier de deux maisons françaises

Essilor naît en 1972 de la fusion de deux sociétés historiques :

– **Essel** (SociĂ©tĂ© des Lunetiers), fondĂ©e au XIXᵉ siècle
– **Silor**, créée en 1931

Pour votre activité, l’histoire qui compte vraiment démarre dans les **années 1950**, avec une rupture majeure dans la correction de la presbytie et l’apparition des premiers verres progressifs modernes.

### 1.2. 1959 : Varilux 1, premier verre progressif moderne

En **1959**, Essilor lance le **Varilux 1**, généralement considéré comme le premier verre progressif distribué à grande échelle.

**Définition – Verre progressif**
Verre multifocal dont la puissance varie progressivement du haut (vision de loin) vers le bas (vision de près), sans ligne visible. Il corrige la presbytie tout en offrant l’esthétique d’un unifocal et un confort visuel continu à toutes les distances.

Avant cela, les solutions disponibles étaient limitées :

– **Unifocaux** : correction de loin ou de près uniquement
– **Bifocaux** : segment visible pour la vision de près
– **Trifocaux** dans certains cas particuliers

Le Varilux 1 introduit une **nouvelle promesse** : une seule paire de lunettes pour toutes les distances, avec un rendu esthétique nettement supérieur. Pour un opticien, c’est le point de départ de la montée en gamme de l’offre presbytie – et le début d’une catégorie de produits que vos clients comparent aujourd’hui entre Essilor, Verrexperts et d’autres marques.

## 2. Les grandes étapes des technologies Essilor (1950–2020)

### 2.1. Années 1950–1960 : premiers progressifs et essor de l’organique

**Moments clés :**

– 1959 : lancement du **Varilux 1**
– Diffusion des **verres organiques (CR-39)**, plus lĂ©gers que le minĂ©ral

**Atouts des premiers progressifs face aux bifocaux :**

– **EsthĂ©tique amĂ©liorĂ©e** : disparition du segment visible
– Vision plus **naturelle** : loin, intermĂ©diaire et près dans le mĂŞme verre
– Moindre **stigmatisation** sociale de la presbytie

**Limites de cette première génération :**

– Champs intermĂ©diaires Ă©troits
– Aberrations latĂ©rales importantes
– PĂ©riode d’adaptation parfois longue

Ces contraintes ont ouvert la voie à des générations plus avancées. Pour vous, ces évolutions constituent aujourd’hui un argumentaire clé : expliquer pourquoi les progressifs actuels (qu’ils soient Essilor ou Verrexperts) offrent une expérience bien supérieure à celle des premiers designs.

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